La vengeance de Voldemort
Grâce à Fumseck, les trois
adolescents et Dumbledore, rejoignirent l’entrée du sous-sol. Mais là, une
mauvaise surprise les attendaient. Une trentaine de Détraqueurs étaient
rassemblés devant la porte. Seuls Harry, Ron et Laurent avaient leurs baguettes
et seul Harry savait comment se débarrasser des Détraqueurs, ces créatures
cagoulées, redoutables gardiennes d’Azkaban, aveugles et qui avaient l’horrible
pouvoir d’aspirer l’âme des gens ou de leurs faire revivre leurs pires
souvenirs, et fidèles alliés de Voldemort.
“Spero Patronum !” cria Harry, avant que les Détraqueurs
aient pu se remettre de leur surprise.
Une immense forme argentée jaillit alors de sa baguette
et chargea les Détraqueurs qui reculèrent, libérant le passage. Les trois
adolescents, Fumseck et son maître s’y engouffrèrent. La porte se referma
derrière eux.
Harry sourit en voyant les Détraqueurs, regroupés dans un
coin, surveillé par son Patronus. Laurent paraissait étonné.
“- Pas mal ton Patronus, Harry ! remarqua-t-il.
-Il nous donne le
champ libre !” répliqua simplement Harry en courant vers la porte d’entrée,
imité par les autres.
Il pilla soudain, en voyant, devant lui, la silhouette, tristement
familière de...Voldemort.
Ron, qui était juste derrière lui, surpris par l’arrêt
soudain de son ami, n’eut pas le temps de s’arrêter et heurta de plein fouet
Harry qui s’étala sur le sol dallé.
“- Aïe ! Hé ! Ca te dérangerai de regarder où tu vas, Ron
? râla Harry, en se relevant précipitamment.
- Excuse-moi,
mais pourquoi tu...?”
Ron s’interrompit en apercevant la silhouette qui se
découpait devant eux.
“- Tu-Sais-Qui ? s’étonna-t-il.
- Non, ce n’est
pas Voldemort ! intervint alors Dumbledore.
- Hein ? Mais
c’est qui alors ? se renseigna Ron.
- Il a utilisé un
sortilège de Duplication ! Celui que nous avons devant nous n’est qu’une
simple, pâle et inoffensive copie de Voldemort ! il a dû programmer son double
pour surveiller les Détraqueurs !
- Sinon, si ça
avait été Voldemort, il ne serait certainement pas rester là à ne rien faire !
remarqua soudain Harry.
- Oui ! Et puis,
connaissant Voldemort, il n’aurait certainement pas laisser ses prisonniers,
sous la simple surveillance de ses Mangemorts ! reprit Dumbledore. Mais la
présence de ces Détraqueurs signifie que Voldemort, le vrai, ne va pas tarder à
revenir. Nous n’avons devant nous que la première ligne de ses troupes !
- Et comment on
fait pour sortir ? demanda Ron.
- Il ne nous
arrêtera pas ! Ou alors, on peut le détruire !
- Ah ! Destructo !” lança Harry.
Aussitôt, le
“Voldemort - copie” disparut dans un claquement sec, libérant l’entrée. Avant de
quitter le manoir, Harry jeta un dernier regard aux Détraqueurs et rejoignit
les autres, jusqu’à la lisière de la forêt.
“- Bon, écoutez-moi bien, tous les trois ! lança alors
Dumbledore. Maintenant que la copie a été détruite, Voldemort ne va pas tarder
à deviner ce qui se passe ici ! Il ne va donc pas tarder à arriver ! Il est
trop tard pour que je vous ramène à Poudlard. Il va donc falloir que vous y retourniez... comme vous êtes
venu ! Pendant ce temps, j’occuperai Voldemort ! D’accord ?
- Mais...!
- Et pour les
prisonniers, ne vous en faites pas ! Voldemort, devinant ce qui se passe ici,
ne sera certainement pas assez idiot pour emmener tous ses partisans ici, avec
les prisonniers ! Il va donc, à mon avis, laisser les prisonniers à ses Mangemorts
et Détraqueurs, qui resteront à Poudlard ! C’est pourquoi, quand vous arriverez
à Poudlard, n’essayez pas de rejoindre le château ! J’ai donné l’ordre au
professeur McGonagall, au cas d’une éventuelle attaque, d’envoyer les élèves
dans la Forêt Interdite ! Il vous faudra donc rejoindre les autres élèves dans
la forêt ! Là, vous y serez à l’abri ! Vous m’avez bien compris, tous les trois
?
- Oui, professeur
! répondirent en chœur les trois adolescents.
- Bien ! Alors,
dépêchez-vous de partir ! Et ne revenez pas !”
Obéissants, les trois adolescents partirent, en courant,
vers l’endroit où ils avaient laissés Buck. Ils ne mirent pas longtemps à
rejoindre l’hippogriffe, qui les attendait bien sagement et qui sursauta à leur
arrivée. Harry salua rapidement l’animal qui se courba à son tour. Il aidait
Ron à monter sur le dos de l’hippogriffe, lorsqu’un sentiment de malaise le
submergea. Quelque chose n’allait pas du tout. Il se retourna soudainement vers
l’endroit d’où ils étaient venus. Le silence qui régnait ne lui disait rien qui
vaille. Les deux autres remarquèrent son trouble.
“- Harry ? Ca va ? s’inquiéta Ron.
- Il faut que
j’aille vérifier quelque chose !
- Harry ! Non !
Rappelle-toi ce qu’à dit Dumbledore !
- Mais, il y a
quelque chose qui...! Je vais voir !
- Harry ! Attends
! Laisse-moi t’accompagner, au moins ! lança soudain Laurent. De nous trois, tu
es celui qui est le plus en danger !
- J’m’en sortirai
! Allez-y, tous les deux ! Allez chercher des renforts à Poudlard !”
Sur ce, sans laisser le temps à ses deux amis de dire un
mot de plus, Harry s’élança vers le manoir, avec un très mauvais pressentiment.
Une vive douleur lui traversa soudain le front, ce qui ne fit qu’accroître son
inquiétude. Quelque chose n’allait pas. En effet, Harry savait, par expérience,
que sa cicatrice lui faisait mal, chaque fois que Voldemort était dans les
parages ou qu’il faisait des choses vraiment épouvantables. Courant aussi vite
qu’il le pouvait, Harry aperçut enfin ce qu’il cherchait, l’éclat rouge et or
de Fumseck, perché dans un arbre, ce qui laissait supposé que Dumbledore... et
sûrement aussi Voldemort, se trouvait là. Les yeux noirs du phénix brillèrent,
en l’apercevant. Harry s’arrêta stupéfait devant le spectacle qui s’offrait à lui,
dans le “jardin” du manoir. Un spectacle qui opposait les deux plus grands
sorciers de tous les temps. Harry sursauta soudain quand une main se posa sur
son épaule.
“- Chut ! Ce n’est que moi ! le rassura Laurent en
s’accroupissant à côté de lui.
- Laurent ? Ca va
pas ? Et je croyais que tu étais partit avec Ron à Poudlard !
- Ron est partit,
seul ! On s’est dit que tu aurai sûrement besoin d’un coup de main ! Alors...!
- Expelliarmus !”
lança alors une voix dans leur dos.
Les baguettes des deux adolescents leurs échappèrent,
alors qu’ils se retournaient pour se retrouver face à face avec... cinq
Mangemorts, tous cagoulés. L’un d’eux ramassa les deux baguettes, tandis que
les quatre autres immobilisai les deux garçons et les menaient sans ménagement,
vers le jardin.
“Maître ! lança alors un des Mangemorts. Excusez-nous de
vous déranger à ce moment mais...!”
Voldemort se tourna vers eux. Ses yeux rouges brillèrent
d’un éclat presque démoniaque quand il aperçut les deux prises de ses partisans.
“- Oh ! Bien ! Très bien ! murmura-t-il. Mais qui voilà…
? Mes deux fugueurs de Poudlard… ! Dumbledore, regardez donc nos deux invités !
- Laisse-les !
ordonna, calmement, Dumbledore, en jetant un bref regard aux deux garçons. Ils
n’ont rien à voir dans tout ça !
- Oh si ! Et
justement, ça tombe bien ! Quand je pense que je revenais bredouille de
Poudlard, alors qu’en fait ce jeune imprudent m’attendais, dans mon repaire !
se moqua Voldemort. Mais ça change tout mon programme, cette arrivée imprévue
du jeune Potter ! Occupez-vous d’eux ! ordonna-t-il soudain à l’adresse de ses
cinq Mangemorts. Et laissez moi Harry, j’aurais des petites choses à lui dire
!”
Une douleur lancinante traversait à présent le front de
Harry, alors qu’il se retrouvait face à face, avec Voldemort.
“Alors Harry ! commença Voldemort. Il semblerait que tu
ait défié une fois de trop le Seigneur des Ténèbres ! Cette fois, tu ne
t’échapperas pas d’ici, vivant ! Endoloris !”
Harry, heurté de plein fouet, par le sortilège Doloris,
fut projeté, sans ménagement, contre le mur le plus proche, la douleur cuisante
que lui infligeait sa cicatrice devenait insupportable. Luttant contre le
souffrance que lui provoquait le sortilège, Harry rassembla ses forces et se
redressa, tremblant.
Voldemort, surpris, releva, l’espace d’un instant, sa
baguette, rompant l’effet du maléfice.
“Et bien ! Tu es plus résistant que je le croyais ! Je
t’ai sous-estimé ! ENDOLORIS !”
Cette
fois, le sortilège atteignit une puissance sans égale. L’adolescent ne put rien
faire et s’étala dans l’herbe.
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